Au fonds de moi
Il y a tant d'amour, de haine, de chagrin, d'injustice subie, vécue, que je me demande encore et toujours comment un seul être peut vivre avec tout cela?
Ce terrible pourquoi qui hante mes nuits?
Quand est-ce que cela s'arrêtera?
Je me suis résignée à vivre sans ma fille, sans ma soeur, sans mes parents, sans plus aucune fondation, sans famille, sans mon petit fils qui n'a que de petit fils que le fait d'être quelque part un peu de mon sang...
Je me suis résignée à tourner la page mais oublier, c'est impossible!
Comment arriver à pardonner toute cette injustice?
Elle est là la clef, je le sais mais je ne peux pas, j'ai trop mal!
J'ai tout donné sans compter, sans réfléchir, j'ai foncé tout droit en faisant le meilleur pour chacun sans jamais penser à moi. Je me suis tue pour ma soeur, ma mère. Je me suis tue pour Aurore, ne pas la perturber plus qu'elle ne l'était déjà car à quoi bon finalement?
Je pensais qu'en prenant toute cette souffrance, je l'épargnerais. Ca, c'était dans un premier temps. J'ai pensé ensuite qu'une justice divine existait et qu'en étant honnête, "bonne", forcément la roue tournerait mais non, si je m'étais trompée! Si il n'y avait pas de justice finalement?
Je respirais l'odeur de mon tout petit ce soir, blotti entre mes 2 seins, tout calme, si paisible, comme elle l'était au même âge... les larmes coulaient parce que non, je ne peux pas renoncer à aimer ma fille, c'est au-dessus de mes forces!
Jessica me disait qu'une étude avait démontré que les enfants, adultes effaçaient de leur mémoire leurs 3 premières années de vie car la douleur des coliques, dents, les cauchemards etc... étaient trop pénibles. Et si c'était vrai?
Mes enfants ne garderaient aucune trace des nuits blanches, de MES nuits blanches? Aucune trace de tout cet amour livré à l'état pur, des heures de câlins, des histoires, des chansons, des caresses, de mes douleurs pour les enfanter, de mes douleurs pour pouvoir les aimer, les choyer, les couver...
Les "couver" et pas les étouffer comme elle me l'a dit un jour... je ne serais pas une mère... mais je suis quoi alors?
Dites le moi que je comprenne, que je ne refasse plus d'erreur?
Pour moi la mère aime sans se poser de question, elle fait du mieux qu'elle peut pour ses enfants et pas pour elle!
Ma mère et ma fille font tout le contraire, l'une ayant toujours pensé que son bonheur était légitime et que moi... ben du moment que j'avais un toit, à bouffer et des fringues, je devais forcément être heureuse, son "rôle" était rempli, l'autre estimant que je devais tout faire pour elle sans qu'elle n'ait aucun compte à me rendre.
Les deux ont tout faux!
Mon enfance n'a été que maltraitance plus psychologique que physique certes mais les séquelles n'en sont que plus grandes je crois!
Mon adolescence a duré quelques mois, je n'ai pas eu le choix, il fallait que je me sauve vers le monde adulte pour pouvoir supporter l'insupportable, une vie sans famille aimante, une vie où tout est calcul encore et toujours, une course à la réussite pour prouver qu'on est là, capable, meilleur, une course à l'argent aussi sans se soucier du mal qu'on peut faire à ceux qui vous aiment. Ma mère comme mon père se rejoignent sur ce goût du luxe, cette envie de prouver je ne sais pas quoi à je ne sais pas qui!
Je n'ai rien à prouver à personne pour ma part, juste être la meilleure que je puisse et aimer sans limites mes enfants.
Je voudrais pouvoir aimer mon petit sans peur de demain et tout doucement, j'y arrive alors je pleure, j'aime, je le serre dans mes bras, je le mange de bisous comme je le faisais avec mon aînée.
Les raisons sont autres, mon aînée m'a appris mon rôle de mère, mon dernier m'apprendra à pardonner, je le sais, mais laissez-moi le temps.
Ce terrible pourquoi qui hante mes nuits?
Quand est-ce que cela s'arrêtera?
Je me suis résignée à vivre sans ma fille, sans ma soeur, sans mes parents, sans plus aucune fondation, sans famille, sans mon petit fils qui n'a que de petit fils que le fait d'être quelque part un peu de mon sang...
Je me suis résignée à tourner la page mais oublier, c'est impossible!
Comment arriver à pardonner toute cette injustice?
Elle est là la clef, je le sais mais je ne peux pas, j'ai trop mal!
J'ai tout donné sans compter, sans réfléchir, j'ai foncé tout droit en faisant le meilleur pour chacun sans jamais penser à moi. Je me suis tue pour ma soeur, ma mère. Je me suis tue pour Aurore, ne pas la perturber plus qu'elle ne l'était déjà car à quoi bon finalement?
Je pensais qu'en prenant toute cette souffrance, je l'épargnerais. Ca, c'était dans un premier temps. J'ai pensé ensuite qu'une justice divine existait et qu'en étant honnête, "bonne", forcément la roue tournerait mais non, si je m'étais trompée! Si il n'y avait pas de justice finalement?
Je respirais l'odeur de mon tout petit ce soir, blotti entre mes 2 seins, tout calme, si paisible, comme elle l'était au même âge... les larmes coulaient parce que non, je ne peux pas renoncer à aimer ma fille, c'est au-dessus de mes forces!
Jessica me disait qu'une étude avait démontré que les enfants, adultes effaçaient de leur mémoire leurs 3 premières années de vie car la douleur des coliques, dents, les cauchemards etc... étaient trop pénibles. Et si c'était vrai?
Mes enfants ne garderaient aucune trace des nuits blanches, de MES nuits blanches? Aucune trace de tout cet amour livré à l'état pur, des heures de câlins, des histoires, des chansons, des caresses, de mes douleurs pour les enfanter, de mes douleurs pour pouvoir les aimer, les choyer, les couver...
Les "couver" et pas les étouffer comme elle me l'a dit un jour... je ne serais pas une mère... mais je suis quoi alors?
Dites le moi que je comprenne, que je ne refasse plus d'erreur?
Pour moi la mère aime sans se poser de question, elle fait du mieux qu'elle peut pour ses enfants et pas pour elle!
Ma mère et ma fille font tout le contraire, l'une ayant toujours pensé que son bonheur était légitime et que moi... ben du moment que j'avais un toit, à bouffer et des fringues, je devais forcément être heureuse, son "rôle" était rempli, l'autre estimant que je devais tout faire pour elle sans qu'elle n'ait aucun compte à me rendre.
Les deux ont tout faux!
Mon enfance n'a été que maltraitance plus psychologique que physique certes mais les séquelles n'en sont que plus grandes je crois!
Mon adolescence a duré quelques mois, je n'ai pas eu le choix, il fallait que je me sauve vers le monde adulte pour pouvoir supporter l'insupportable, une vie sans famille aimante, une vie où tout est calcul encore et toujours, une course à la réussite pour prouver qu'on est là, capable, meilleur, une course à l'argent aussi sans se soucier du mal qu'on peut faire à ceux qui vous aiment. Ma mère comme mon père se rejoignent sur ce goût du luxe, cette envie de prouver je ne sais pas quoi à je ne sais pas qui!
Je n'ai rien à prouver à personne pour ma part, juste être la meilleure que je puisse et aimer sans limites mes enfants.
Je voudrais pouvoir aimer mon petit sans peur de demain et tout doucement, j'y arrive alors je pleure, j'aime, je le serre dans mes bras, je le mange de bisous comme je le faisais avec mon aînée.
Les raisons sont autres, mon aînée m'a appris mon rôle de mère, mon dernier m'apprendra à pardonner, je le sais, mais laissez-moi le temps.

2 Comments:
Il faut que tu sortes tout ça de toi, c'est bien de l'ecrire ma Cherie, mais tu sais que ça restera en toi, tu vis avec dans ton coeur mais sert toi de ça pour avancer, pour etre plus forte, non ne change rien a toi, restes telle que tu es es un maman aimante et attentive, ce n'est pas toi qui a gaché Aurore, c'est elle meme qui a choisi son chemin, c'est elle qui est partie, tu ne l'a jamais rejetée ou reniée, tu es toujours là pour elle dans ton coeur elle a sa place, tout le mal qu'elle te fait, tout le mal que ta mère te fait, toute la souffrance que tu vis et a vecu, il faut la retourner a ton avantage, te dire que non ce n'est pas toi, pas ta faute, c'est elles qui font mauvaise route, il faut que tu laisses ce sentiment d'avoir raté qque chose, car non, aujourdhui, tu n'aurais pas cette famille formidable qui t'entoure, tu n'aurais pas un mari proche et aimant a tes cotés, tu n'aurais pas mis au monde ce petit coeur, tu n'aurais pas de si jolies filles, si tu n'etais pas toi !!!!
Fabienne, ne cherches plus, gardes ça qque part en toi et essaies de vivre avec, je sais que ce n'est pas facile, tu voudrais comprendre, pourquoi elle est comme ça, pourquoi elle te rejette et t'accuse de tout ses maux, c'est Aurore qui a besoin d'aide, mais ce n'est pas la tienne qu'il lui faut, peut etre ses enfants lui donneront une nouvelle vue sur la vie, peut etre pas, n'esperes rien, n'attends rien, c'est dur, mais si qque chose doit arriver cela arrivera et ton coeur de maman ne restera pas sans réaction, ce jour arrivera peut etre, il faut attendre, et surtout ne pas esperer, laisses la vie suivre son cours,profites de ta bulle, continues de faire ce que tu as toujours fait avec les filles, avec Fred, avec Timothée, les nuits que tu passes avec lui dans tes bras te feront toujours remonter les souvenirs d'Aurore a ces moments là, mais ouvres ton coeur et ton esprit a Timothée dans ces instants si magiques que tu partages avec lui, en effet il est dit que les enfants ne gardent pas de souvenirs avant leur 3eme année, mais nous, les mamans, on sait ce que nous vivons et les liens qui existent et qui font que là, juste à ces moments là, notre bébé est encore en nous, en notre sein, ne fait plus qu'un avec nous, la symbiose d'une mère et de son enfant, c'est ça que tu dois avoir dans ta tête pour profiter de votre amour à Timothée et toi....
"Je n'ai rien à prouver à personne pour ma part, juste être la meilleure que je puisse et aimer sans limites mes enfants.
Je voudrais pouvoir aimer mon petit sans peur de demain et tout doucement, j'y arrive alors je pleure, j'aime, je le serre dans mes bras, je le mange de bisous comme je le faisais avec mon aînée.
Les raisons sont autres, mon aînée m'a appris mon rôle de mère, mon dernier m'apprendra à pardonner, je le sais, mais laissez-moi le temps."
je relis ton message et voilà ce que tu ecris à la fin, c'est à ça qu'il faut penser, plus de peur du lendemain, ne penses pas à l'avenir, vis avec Timothée au jour le jour, vis comme tu as envie, fais ce que bon te semble pour toi, pour lui, prends le dans tes bras et laisses couler tes larmes, laisses ce petit amour remplir de sa douceur ton coeur, il ne remplacera pas la fille que tu as perdue, il est là pour te montrer justement que tu existes, toi, tu es entiere, tu es Sa maman, celle sur qui il compte, celle qui fait partie de lui, pleures dans ses bras et parles lui, expliques lui ta souffrance et son doux regard posé sur toi t'aidera à finir de tourner cette page, pas la refermer mais la tourner simplement pour commencer une nouvelle aventure avec Lui....
Prends ton temps, tout ton temps, Timothée est arrivé maintenant, personne n'a rien a te demander, tu ne dois rien à personne, tu n'as rien a prouver, juste exprimer ton amour pour Ta famille, Fred, les filles et Timothée te veulent sereine et toujours attentive et présente comme tu l'as toujours été et tu le sera toujours, la Mère nourricière, la Mère louve, la Femme et l'Amante qu'ils connaissent et qu'ils aiment, toi telle que tu es, ne forces en rien les choses, le temps fera son travail, le bonheur est là près de toi, dans ta bulle, savoures-le à chaque secondes, et quand les larmes envahissent le fond de ta gorge, laisses les sortir, combien de fois n'ai je pas pris aussi Marius ou Amaury plus jeune pour justement pleurer comme ça avec cette douce chaleur contre nmon sein.....
Je comprends ce que tu ressens et n'en sois pas triste ou mal à l'aise, c'est un besoin que chaque maman doit ressentir auprès de son petit, et laisser couler ces larmes n'est pas signe de faiblesse mais la maturité de savoir que nous ne sommes que des etres humains et ne pouvont pas rester de marbre devant la vie qui nous entoure, c'est tout à notre honneur.....
A toi, ma Cherie, je te serre contre mon coeur
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